Cloués à domicile, les apprentis vagabonds ne désespèrent pas. Ils s’entraînent.

Depuis 10 jours, la date de départ est passée et nous ne sommes malheureusement pas encore partis. Comme Amélie l’a annoncé dans un précédent post, un problème est venu perturber nos prévisions. Amélie s’est déboitée le genou durant une balade en canoë. A ce problème vient maintenant s’ajouter une phlébite et nous ne savons toujours pas quand nous pourrons partir. Ceci dit, la santé avant tout. Les estimations actuelles sont les suivantes : le genou devrait se remettre rapidement ; pour ce qui est de la phlébite, le temps de traitement actuellement proposé par les médecins est de 3 à 6 mois. Pas facile à entendre quand on vient de rendre son appartement et son emploi et que l’on se retrouve sans allocations chômage et sans mutuelle.

Enfin, trêve de mauvaises nouvelles, nous essayons de positiver. Plusieurs personnes se sont proposées pour nous héberger et nous logeons actuellement chez mon frère dans les Ardennes. C’est les grandes vacances. Et même si un peu de replanification s’impose, nous souhaitons continuer à faire des activités positives. La plupart de nos occupations étant liées à la thématique de ce blog, nous avons décidé d’en partager certaines ici, pour vous faire patienter et parce qu’il faut bien l’avouer, nous sommes impatients de commencer à nourrir ce site.

L’inspiration du jour est donc : les raviolis chinois (ou jiao ze) aux orties. Un plat à base de plantes sauvages, facile à faire en voyage avec un peu de farine et d’huile. La première étape de la recette consiste donc à cueillir des orties. Préférer les sommités qui sont plus tendres. Prévoir des gants ou prévoir de se piquer les doigts :).

Une fois les orties collectées et lavées, on peut s’attaquer à la pâte à raviolis, qui n’est en fait rien d’autre qu’un mélange de farine, d’eau bouillante et une pointe de sel (pour une vingtaine de raviolis, compter 250 gr de farine, 5 à 10 cl d’eau). Faire une boule de pâte. Si possible, la laisser reposer 15 minutes. Transformer la ensuite en boudin d’environ 3 cm de diamètre. Puis couper ce boudin en petits cylindres de 1-2 cm.

Fariner un plan de travail (pour ne pas que cela colle). Puis transformer chaque cylindre en disque de pâte en gardant le centre légèrement plus épais.

Préparer la garniture avec ce qui vous passe sous la main. Ici de l’ortie, et comme nous ne sommes pas réellement en forêt nous en profitons pour ajouter de l’oignon, de l’ail et quelques épices (curry ou sauce soja, sel et piment d’espelette). Ciseler les orties et les faire revenir à la poêle avec les épices et un petit fond d’eau ou d’huile.

Garnir  les disques d’une cuillère à soupe d’orties et les refermer ensuite en formant un croissant. Écraser la pâte sur les bords, avec les doigts farinés, pour bien les refermer.

Faire bouillir de l’eau, plonger les croissants dans l’eau bouillante. Attendez que l’eau bout de nouveau puis ajouter un bol d’eau. Attendre de nouveau que l’eau bout. Quand les raviolis sont transparents, que l’on devine la garniture à travers la pâte, c’est prêt !

Vous pouvez manger ces raviolis natures ou trempés dans du vinaigre ou de la sauce soja. C’est bon :).

Il est également possible de les faire frire dans un fond d’huile.

On peut aussi faire de la soupe d’orties, du pesto d’orties, mais ceci, est une autre histoire …